L’essentiel à retenir
- Espèce : Neocaridina davidi var. Yellow Neon, Yellow Fire ou Yellow Golden Back, sélection sur le morph jaune fluorescent.
- Paramètres clés : pH 7,0 à 7,5, GH 6 à 10 °dH, KH 2 à 6 °dH, TDS 250 à 350 µS/cm, température 20 à 26 °C.
- Bac minimum : 20 litres pour démarrer, idéal 30 à 40 litres, sol foncé obligatoire pour révéler le jaune fluo.
- Reproduction : toutes les 4 à 5 semaines, sans intervention, juvéniles autonomes dès l’éclosion.
- Niveau requis : débutant confirmé, robuste comme la Red Cherry, légèrement plus sensible aux variations.
- Sélection couleur : retirer les individus translucides ou pâles pour intensifier le jaune de la colonie.
- Compatibilité : évite la cohabitation avec Red Cherry et Blue Velvet (hybridation, retour au sauvage en 2-3 générations).
Rédigé par Camille Roussel
Éleveuse française, reproduction sélective Neocaridina davidi color morphs depuis plus de 15 ans. Cet article s’appuie sur 15 années de sélection sur le morph jaune de Neocaridina davidi (Yellow Neon, Yellow Fire, Yellow Golden Back), gestion de cohortes en élevage personnel et identification des facteurs qui intensifient ou affaiblissent la pigmentation jaune. Focus sol foncé, paramètres stables et bacs propices à la reproduction de couleurs intenses.
La crevette Yellow, ou Neocaridina davidi var. Yellow, est une crevette naine d’eau douce de 2 à 3 cm sélectionnée pour sa couleur jaune vive. Rustique, facile à reproduire et compatible avec la plupart des bacs plantés, c’est l’une des Neocaridina les plus accessibles pour débuter. Elle se maintient dans un bac de 30L minimum, sur substrat inerte, avec une eau neutre à légèrement dure et une filtration douce sans courant fort.
| Paramètre | Valeur cible | Tolérance |
|---|---|---|
| pH | 7.0 – 7.6 | 6.8 – 7.8 |
| GH (dureté totale) | 8 – 12 °dH | 6 – 15 °dH |
| KH (dureté carbonatée) | 4 – 6 °dH | 3 – 8 °dH |
| TDS | 180 – 220 ppm | 150 – 250 ppm |
| Température | 21 – 24°C | 18 – 27°C |
| NH3 / NO2 | 0 ppm | 0 ppm (non négociable) |
Qu’est-ce que la crevette Yellow ?

Issue de la même souche sauvage que la crevette Red Cherry, la Blue Velvet ou la Green Jade, la Yellow est une variante de couleur de Neocaridina davidi (anciennement classée Neocaridina heteropoda), aussi désignée Neocaridina davidi Yellow dans les fiches techniques et sur les forums aquariophiles. Originaire de Taiwan, elle a commencé à circuler dans l’aquariophilie amateur au début des années 2000. Sa popularité vient d’un tri génétique progressif : on a sélectionné sur plusieurs générations les individus les plus jaunes jusqu’à obtenir une coloration stable et opaque.
Comme toutes les Neocaridina, c’est une espèce de substrat inerte. Un gravier neutre, du sable fin ou un substrat inerte non tamponné conviennent parfaitement. Les substrats actifs (type ADA Aqua Soil, Fluval Stratum) sont réservés aux Caridina : ils tamponnent le pH vers 6.0-6.5, trop bas pour des Yellow stables. Ce point est souvent ignoré des débutants et cause des mues ratées et une absence totale de reproduction.
Yellow, Yellow Neon et Yellow Fire : quelles différences ?
Les noms varient selon les vendeurs, mais ils désignent des niveaux de sélection différents. En pratique :
- Yellow de base : coloration jaune translucide, souvent inégale sur le corps. Individus en début de sélection ou issus de croisements mal contrôlés.
- Yellow Neon (Neocaridina Yellow Neon) : jaune plus saturé, encore quelques zones translucides sur les pattes et l’abdomen.
- Yellow Fire / Sakura Yellow (Neocaridina Yellow Fire) : coloration opaque et uniforme sur tout le corps, pattes et antennes comprises. Grade le plus élevé, prix supérieur, sélection plus longue à maintenir.
Pour un bac communautaire ou une colonie de départ, des Neocaridina Yellow Neon suffisent. Si tu veux vendre ou sélectionner du grade, pars sur du Neocaridina Yellow Fire dès le départ : tu n’auras pas à trier les individus ternes pendant 6 générations.
Paramètres d’eau pour les crevettes Yellow : les valeurs exactes
Beaucoup de fiches sur le web indiquent un pH entre 6.2 et 8, ce qui est techniquement vrai en termes de survie, mais trompeur pour un élevage stable. Une Neocaridina Yellow qui subsiste à pH 6.5 dans une eau trop douce ne se reproduit pas correctement et reste chroniquement stressée. Pour obtenir des reproductions régulières et une coloration opaque, vise les valeurs du tableau ci-dessus.
Substrat inerte et reminéralisation : la base technique
Si ton eau du robinet est douce (GH inférieur à 6 °dH), tu devras reminéraliser. Un remineralisateur Neocaridina (GH+/KH+ pour eau douce) ajouté à de l’eau osmosée ou peu minéralisée permet de cibler exactement les valeurs souhaitées. Je travaille à GH 9-10 et KH 4-5, avec un TDS autour de 200 ppm : les mues se passent bien et les femelles ovigères apparaissent régulièrement dans les bacs actifs.
🦐 Eau du robinet directement utilisable ? Si ton robinet donne pH 7.2-7.5, GH 8-12, KH 4-6 et TDS 180-220 : oui, utilise-la directement. Laisse-la reposer 24h dans un seau ouvert pour dégazer le chlore, ou ajoute un conditionneur. Teste avant d’introduire les crevettes.
Le cycle de l’azote : pourquoi c’est non-négociable
La première cause de mortalité que je vois chez les débutants : introduire des Yellow dans un bac non cyclé. NH3 et NO2 à 0 ppm ne sont pas une recommandation, c’est un prérequis. Un pic d’ammoniac à 0.5 ppm suffit à tuer une colonie entière en 48h. Laisse ton bac cycler 4 à 6 semaines avec une source d’azote (nourriture, ammoniaque liquide, bacterial starter) avant toute introduction. Teste avec un kit liquide, pas des bandelettes : elles donnent des faux négatifs à faible concentration.
Pour maintenir les paramètres stables sur le long terme, garde les nitrates sous 20 ppm via des changements d’eau hebdomadaires de 10 à 15% maximum. Des changements importants ou trop fréquents stressent les Yellow autant qu’une mauvaise chimie de base.
Setup aquarium pour crevettes Yellow : volume, filtration et décoration
Volume minimum et filtration adaptée
30 litres est le minimum viable pour une colonie de 10 à 15 individus. En dessous, les paramètres fluctuent trop vite et les changements d’eau deviennent stressants pour des animaux sensibles à la variation osmotique. Un bac de 54L ou 60L donne plus de marge et permet à la colonie de grandir sans intervention constante.
Pour la filtration, les filtres exhausteurs sont le choix standard en crevettarium : pas de courant fort, colonisation bactérienne dense sur l’éponge, et aucun risque d’aspirer les juvéniles ou les femelles ovigères. Si tu utilises un filtre externe ou un HOB, pose une éponge préfiltre sur l’aspiration, sinon tu retrouveras tes bébés crevettes dans le filtre.
Plantes, mousse et abris : donner envie aux Yellow de se montrer
Les crevettes sont des proies dans la nature. Une Yellow dans un bac vide passe son temps cachée au lieu de se nourrir, ce qui ralentit sa croissance et réduit les reproductions. La règle contre-intuitive : plus le bac est fourni en végétation dense, plus les Yellow sont actives et visibles. Elles se sentent en sécurité, elles sortent.
Les indispensables : mousse java, mousse Christmas, plantes à feuilles fines (Rotala, Cabomba), quelques racines et des cachettes céramique ou en noix de coco. Les feuilles de catappa complètent le décor et génèrent du biofilm sur leur surface : 1 feuille pour 30-40L, changée quand elle est entièrement décomposée.
Les 3 erreurs d’installation les plus fréquentes
- Bac non cyclé : les crevettes meurent dans les 48-72h. Symptômes : nage en surface juste avant la mort, NH3 supérieur à 0.25 ppm au test.
- Substrat actif pour Neocaridina : le substrat tamponne le pH vers 6.0-6.5, trop bas pour des Yellow stables. Résultat : stress chronique, mues ratées, colonie qui stagne sans reproduction.
- Acclimation trop rapide : 15 minutes dans un sac flottant ne suffit pas. Méthode recommandée : goutte à goutte à 1 goutte/seconde pendant 45 minutes minimum. Un écart de pH de 0.5 entre le sac et le bac peut suffire à tuer les individus les plus fragiles dans les heures qui suivent.
Alimentation des crevettes Yellow : fréquence, dosage et pièges classiques

Le biofilm : la nourriture principale que personne ne mentionne
Dans un bac planté et maturé depuis 3 mois minimum, les Yellow trouvent l’essentiel de leur alimentation dans le biofilm qui colonise toutes les surfaces : parois, gravier, feuilles, racines, éponge de filtre. Ce film bactérien invisible est dense en protéines et micro-organismes. Un bac riche en biofilm peut nourrir une colonie de 20 à 30 individus avec 2 à 3 nourrissages par semaine seulement. C’est la vraie raison pour laquelle on dit que les Yellow « nettoient » un aquarium.
Nourriture spécifique : quoi donner et à quelle fréquence

En complément du biofilm, les Yellow apprécient une nourriture spécifique 3 à 5 fois par semaine. Sur un bac de 60L avec 25 à 30 individus, ma routine :
- Lundi / Mercredi / Vendredi : 2 à 3 granulés de MK Breed Cheeseburger ou pellets ortie. Je les dépose sur une ardoise pour retirer les restes facilement après 2h.
- Mardi / Jeudi : Snowflakes GlasGarten (fèves de soja traitées) : trempage 2 minutes, dépôt dans le bac. Durée de décomposition 2 à 3 jours, pollution quasi nulle.
- Weekend : légume blanchi (courgette, concombre, épinard) 30 minutes au micro-ondes sans sel, retiré après 8h maximum.
Pour la coloration : les Yellow répondent bien à une alimentation riche en caroténoïdes. Les pellets Kabadi Ebi spirulina et les aliments à base de paprika intensifient le jaune sur le long terme, surtout sur les femelles.
Sur-nourrissage : la première cause de pollution évitable
Le sur-nourrissage est responsable de la majorité des problèmes de qualité d’eau en crevettarium. Les restes non consommés se décomposent, font grimper les nitrates et génèrent des pics de NH3. Règle simple : si la nourriture n’est pas entièrement consommée en 2h, c’était trop. Retire le surplus avec une pince ou une pipette courbe.
Signal d’alerte visible : un voile blanc qui se développe sur les restes. Planaires, hydres ou simplement bactéries de décomposition – dans tous les cas, coupe la nourriture 3 à 4 jours et fais un changement d’eau partiel de 15%.
Comportement normal et compatibilité avec d’autres espèces
Reconnaître un comportement normal et détecter le stress
Une Yellow en bonne santé gratte continuellement toutes les surfaces du bac, s’active quand tu poses de la nourriture, et les mâles font des rondes dans tout le volume quand une femelle vient de muer. Si tu vois tes Yellow inactives au fond, groupées dans un angle ou nageant en surface, c’est un signal d’alarme. Teste immédiatement NH3, NO2, pH et température. Dans 8 cas sur 10, l’un de ces paramètres est hors plage.
La mue mérite une attention particulière. Une Yellow fraîchement muée reste cachée 1 à 3 jours le temps que sa nouvelle carapace durcisse : c’est normal. Si elle réapparait avec une carapace déformée ou reste immobile plus de 4 jours, c’est une mue ratée, souvent causée par un GH trop bas (manque de calcium et magnésium disponibles).
Quels poissons et invertébrés garder avec des Yellow ?
Les Yellow mesurent 2 à 3 cm. Tout poisson qui peut mettre une crevette entière dans sa bouche le fera, même les espèces dites « pacifiques avec les crevettes adultes ». Les juvéniles et les femelles ovigères sont les plus exposés.
Espèces compatibles avec retour terrain :
- Otocinclus : meilleurs colocataires – mangent des algues, ignorent totalement les crevettes même juvéniles
- Corydoras pygmaeus ou habrosus : petite taille, zone de fond, aucune prédation observée
- Micro Rasbora / Boraras : trop petits pour s’en prendre à des adultes, vigilance avec les juvéniles de moins de 5 mm
- Crevettes Amano : Caridina multidentata, espèce différente, aucun croisement possible avec les Yellow
- Escargots Nerite, Ramshorn, MTS : compatibles et utiles pour le contrôle des algues
À éviter absolument : Guppys mâles (harcèlent les femelles ovigères), Tétras néons (attaquent les juvéniles), Cichlidés nains même « doux » comme les Apistogramma, Betta splendens. Et surtout : ne jamais mélanger des Yellow avec d’autres variétés Neocaridina (Red Cherry, Blue Velvet, Green Jade, Black Rose). Deux Neocaridina de couleurs différentes dans le même bac donnent dans 2 à 3 générations une colonie de crevettes grises translucides sans intérêt décoratif.
Reproduction des crevettes Yellow : lire le cycle et améliorer le grade

La selle et les oeufs : comment lire le cycle reproducteur

Chez les Neocaridina, la reproduction démarre par un phénomène visible : la selle. C’est une tache ovale jaune-vert visible à travers la carapace de la femelle, dans la zone dorsale juste derrière la tête. Cette selle contient les ovocytes non encore fécondés. Quand la femelle est prête, elle mue : les ovocytes passent sous l’abdomen et deviennent les oeufs portés entre les pléopodes. Les mâles détectent la phéromone libérée lors de cette mue et nagent frénétiquement dans tout le bac pour trouver la femelle réceptive.
La femelle ovigère porte ses oeufs pendant 25 à 35 jours selon la température : à 22°C, compte environ 30 jours ; à 24°C, 24 à 26 jours. Les juvéniles qui éclosent sont des miniatures parfaites des parents, sans stade larvaire aquatique libre (contrairement aux Amano qui ont besoin d’eau saumâtre pour leurs larves). Ils mesurent environ 1 mm à l’éclosion et trouvent leur nourriture dans le biofilm disponible.
En conditions stables, une femelle Yellow produit 4 à 6 pontes par an avec 15 à 30 oeufs par ponte. Une colonie de départ de 10 individus peut atteindre 50 à 60 individus en 4 à 6 mois sans aucune intervention particulière.
Sélection de grade : améliorer le jaune sur plusieurs générations
Si tu pars de Yellow Neon et veux atteindre le Yellow Fire, la méthode est simple mais demande de la constance : retire systématiquement les individus les moins colorés (translucides, jaune pâle, taches brunes) vers un bac secondaire ou vends-les. Garde uniquement les reproducteurs avec la coloration la plus opaque et la plus uniforme. En 6 à 8 générations, soit 18 à 24 mois environ, tu obtiens une colonie stable de qualité supérieure.
Le grade ne dépend pas que de la génétique : l’alimentation amplifie ou atténue la coloration. Une Yellow bien nourrie avec des aliments riches en caroténoïdes (spiruline, paprika, certains granulés spécifiques) exprime une coloration nettement plus intense que la même crevette sous-alimentée ou nourrie de manière trop généraliste.
Nourrir les juvéniles Yellow : les 30 premiers jours
Les juvéniles de 1 à 3 mm se nourrissent principalement de biofilm dans les premières semaines. Un bac riche en surfaces colonisées (mousse java, feuilles décomposées, racines) leur donne accès à une nourriture continue sans aucune intervention. Si ton bac est récent ou très propre, complète avec une nourriture spécifique juvéniles comme le MK Breed Baby Shrimp Food : particules ultra-fines qui restent accessibles aux mini-crevettes sans polluer l’eau rapidement.
Surveille le courant de filtration pendant les 4 premières semaines après une éclosion : les juvéniles sont aspirés facilement. Vérifie que l’éponge préfiltre est bien en place sur l’admission. Une mortalité juvénile de 20 à 30% est normale dans un bac sain. Au-delà, teste NH3 / NO2 et vérifie le débit filtration.
Maladies et problèmes courants chez les crevettes Yellow
L’acclimation : première cause de mortalité post-achat ignorée
Les Yellow mortes dans les 24 à 48h suivant l’introduction ne sont généralement pas malades à l’origine : elles meurent d’un choc osmotique ou d’une variation trop brutale de pH. La méthode la plus fiable reste le goutte à goutte : crevettes dans un seau avec l’eau du sac, tuyau souple depuis le bac, pince pour réguler à 1 goutte par seconde, 45 minutes à 1 heure. La quantité d’eau du bac dans le seau triple progressivement et les crevettes s’acclimatent sans stress brusque.
Signes d’alerte à reconnaitre rapidement
- Nage en surface : NH3 ou NO2 élevés. Test immédiat, changement d’eau 20% si confirmé.
- Coloration terne ou blanchâtre soudaine : stress aigu, mauvais paramètres ou début d’infection bactérienne.
- Tache verte fluorescente sur l’abdomen : ellobiopsie (parasite externe). Très contagieux, retirer l’individu immédiatement et mettre en quarantaine.
- Mues successives sans croissance visible : GH trop bas, manque de calcium et magnésium. Augmenter le GH de 1 à 2 points sur plusieurs semaines.
- Femelles ovigères qui perdent leurs oeufs prématurément : stress hydrique, souvent causé par un changement d’eau trop brutal ou une variation de paramètres. Réduire les changements d’eau à 10% maximum et vérifier la stabilité du pH et du GH.
Pour des informations détaillées sur les paramètres d’eau et les spécificités des différentes espèces, consulte le guide complet élevage crevettes et la comparaison Neocaridina vs Caridina.
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FAQ – Crevette Yellow Neocaridina
La crevette Yellow est une variante de couleur de Neocaridina davidi, élevée sélectivement pour sa couleur jaune uniforme. Il existe plusieurs grades : Yellow de base (translucide), Yellow Neon (plus saturé) et Yellow Fire (opaque, qualité maximale). Toutes appartiennent à la même espèce et peuvent se croiser entre elles.
pH 7.0-7.6, GH 8-12 °dH, KH 4-6 °dH, TDS 180-220 ppm, température 21-24°C. NH3 et NO2 impérativement à 0 ppm. Substrat inerte obligatoire. Ces valeurs correspondent aux paramètres de confort, pas seulement de survie.
30 litres minimum pour une colonie de 10 à 15 individus. Un bac de 54L ou 60L stabilise mieux les paramètres et permet à la colonie de grossir sans intervention constante. En dessous de 20L, les fluctuations sont trop importantes pour un élevage stable.
Biofilm naturel en priorité (sur toutes les surfaces du bac maturé), complété par granulés spécifiques crevettes, snowflakes et légumes blanchis 3 à 5 fois par semaine en petites quantités. Retirer les restes non consommés après 2h pour éviter toute pollution.
La femelle développe une selle d’ovocytes visible dans le dos, puis après une mue elle porte ses oeufs sous l’abdomen pendant 25 à 35 jours selon la température. Les juvéniles qui éclosent sont des miniatures formées, sans stade larvaire aquatique. Une femelle produit 4 à 6 pontes par an.
Oui, avec des espèces très petites et pacifiques : Otocinclus, Corydoras nains (pygmaeus, habrosus), Micro Rasboras (Boraras), escargots. Non avec Guppys, Tétras néons, Betta ou tout poisson pouvant avaler une crevette de 2-3 cm. Les juvéniles restent vulnérables même avec des espèces compatibles adultes.
Non. Toutes les Neocaridina davidi (Red Cherry, Blue Velvet, Yellow, Green Jade, Black Rose) sont la même espèce et se croisent entre elles. Le résultat en 2 à 3 générations est une colonie de crevettes grises translucides sans valeur décorative. Exception : les Amano sont une espèce différente, aucun risque de croisement.
Entre 1 et 2 ans en conditions normales. Dans un bac bien maintenu avec une alimentation variée et des paramètres stables, une Yellow peut atteindre 18 à 24 mois. La qualité génétique de départ joue aussi : les individus issus d’éleveurs sérieux vivent généralement plus longtemps.
Dans la majorité des cas : choc osmotique lors d’une acclimation trop rapide, ou bac non cyclé avec NH3/NO2 supérieurs à 0. Méthode recommandée : acclimation goutte à goutte pendant 45 minutes minimum. Tester NH3 et NO2 avant toute introduction. Un bac de moins de 6 semaines n’est probablement pas cyclé.
Les femelles sont plus grandes (jusqu’à 3 cm), plus rondes dans l’abdomen et leur coloration est généralement plus intense. La selle ovale visible dans le dos avant la ponte est un marqueur fiable. Les mâles sont plus petits (2 à 2.5 cm), plus fins et plus transparents. Ils nagent frénétiquement dans tout le bac lors de la mue d’une femelle.
Yellow Neon et Yellow Fire sont deux variantes sélectionnées de Neocaridina davidi morph jaune. La Yellow Neon présente un jaune fluo translucide, légèrement nuancé, parfois avec une ligne dorsale. La Yellow Fire affiche un jaune plus saturé et opaque sur tout le corps, issue d’une sélection plus avancée, généralement plus chère (3 à 6 euros l’unité). La Yellow Golden Back est encore plus poussée avec une bande dorée dorsale. Pour démarrer, la Yellow Neon offre le meilleur rapport qualité-prix.
Les paramètres optimaux pour une crevette jaune Neocaridina davidi sont : pH 7,0 à 7,5, GH 6 à 10 °dH, KH 2 à 6 °dH, TDS 250 à 350 µS/cm, température 20 à 26 °C. Elle tolère l’eau du robinet française traitée (anti-chlore) dans la majorité des régions, sans besoin d’eau osmosée reminéralisée. Substrat inerte uniquement (sable de Loire, gravier fin), jamais de substrat actif. Filtre exhausteur recommandé pour préserver les juvéniles.
Trois facteurs influencent l’intensité du jaune : (1) sol foncé, idéalement noir (sable basaltique ou substrat noir inerte), qui amplifie la pigmentation par contraste ; (2) sélection rigoureuse, en retirant les individus translucides ou pâles à chaque génération pour ne conserver que les jaunes intenses ; (3) alimentation riche en pigments naturels (épinard, ortie, paprika) et nourriture spécialisée color comme Color Shrimp ou Shrimp King Color. Bonne lumière LED chaude pour le rendu visuel.
Techniquement oui, ce sont la même espèce (Neocaridina davidi) et leurs paramètres sont identiques. Mais l’hybridation est inévitable et systématique : les descendants de croisements Yellow × Red Cherry ou Yellow × Blue Velvet reviennent à la forme sauvage brune translucide en 2 à 3 générations. Pour conserver la pureté des couleurs, garde chaque morph dans un bac séparé. Le mélange ne se justifie que si tu acceptes la perte de couleur de toutes les cohortes futures.
Oui, dans la majorité des régions françaises, l’eau du robinet correctement traitée (anti-chlore 24 heures de repos + traitement type Aqua Conditioner) convient parfaitement aux Neocaridina jaunes. Vérifie simplement : pH stable autour de 7,0 à 7,5, GH supérieur à 5 °dH, KH supérieur à 2 °dH, absence de cuivre dans la plomberie domestique. Régions à eau très calcaire (TDS supérieur à 500) : dilution 50 % avec de l’eau osmosée non reminéralisée pour ramener TDS sous 350.











