La crevette White Pearl (Neocaridina cf. zhangjiajiensis var. White Pearl, parfois listée comme Neocaridina davidi) est une crevette d’eau douce blanche translucide aux reflets nacrés, mesurant 2,5 à 3 cm adulte. Elle vit dans 20 L minimum (40 L conseillé), à 21 à 23 °C, pH 6,8 à 7,8, GH 6 à 12, KH 3 à 8, TDS 180 à 280 ppm. Pacifique, prolifique, tolérante : c’est l’une des Neocaridina les plus accessibles aux débutants et l’un des contrastes visuels les plus saisissants face aux Red Cherry.
La Neocaridina Palmata White Pearl, parfois commercialisée sous le nom de « crevette néon blanche » ou « Snowball », doit son nom à sa carapace blanche laiteuse parsemée de reflets nacrés très visibles sous lumière chaude. Sa robustesse, son CTB de difficulté débutant et son taux de reproduction confortable en font une porte d’entrée idéale dans l’élevage Neocaridina, à condition de respecter trois fondamentaux : une eau stable légèrement minéralisée, un substrat inerte (jamais de sol technique acide), et une cohabitation choisie avec soin.
Ce guide rassemble tout ce qu’il faut savoir avant l’achat : identification précise de l’espèce, paramètres d’eau exacts (pH, GH, KH, TDS, T°), différences mâle femelle, cycle de reproduction, alimentation, mue, acclimatation goutte à goutte, erreurs fréquentes observées en élevage, et 12 questions FAQ rich-snippet ready.
Crevette White Pearl en bref
La crevette White Pearl est une variété sélectionnée de Neocaridina d’eau douce, reconnaissable à sa coloration blanche opaque rappelant la nacre. Elle mesure 25 à 30 mm adulte, vit 1,5 à 2 ans en moyenne, se reproduit toute l’année dans une eau stable et accepte un large éventail d’aliments végétaux et protéiques. Considérée comme la variante blanche de la famille Neocaridina davidi, elle partage les mêmes besoins que la Red Cherry ou la Blue Velvet, ce qui simplifie énormément l’élevage pour celui qui débute.
Fiche d’identité de la Neocaridina White Pearl
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Nom scientifique | Neocaridina cf. zhangjiajiensis var. White Pearl (souvent listée Neocaridina davidi) |
| Noms commerciaux | White Pearl, crevette nacrée, crevette néon blanche, Snowball Pearl |
| Famille | Atyidae, sous famille Neocaridina |
| Origine | Asie de l’Est, sélection d’élevage |
| Taille adulte | 2,5 à 3 cm (femelles plus grandes) |
| Espérance de vie | 1,5 à 2 ans |
| Difficulté | Très facile, idéale débutant |
| Volume minimum | 20 L (40 L recommandés pour groupe stable) |
| Tempérament | Pacifique, sociale, en groupe d’au moins 10 individus |
| Reproduction | Toute l’année, sans phase larvaire (juvéniles miniatures) |
| Substrat | Inerte uniquement (sable, gravier neutre), pas de sol actif |

Origine et histoire de la White Pearl
La White Pearl est issue d’un programme de sélection conduit dans les fermes asiatiques (Taïwan, Chine continentale) à partir de souches de Neocaridina sauvages capturées dans le sud est asiatique. Les éleveurs ont sélectionné, génération après génération, les individus présentant la plus forte densité de pigment blanc opaque, appelé guanine, dans la cuticule. Le résultat : une crevette blanc laiteux stabilisée, qui transmet son phénotype à plus de 90 % de sa descendance lorsqu’elle n’est pas croisée avec d’autres variantes.
Cette stabilité génétique explique pourquoi la White Pearl est l’une des Neocaridina les plus simples à reproduire en aquarium d’amateur, contrairement à certaines variantes Caridina (Crystal, Galaxy) où la couleur peut s’estomper sur plusieurs générations. Pour comprendre le contexte large, on relira le guide de fond Neocaridina et Caridina : les deux familles à connaître.
Apparence et morphologie de la crevette nacrée
La White Pearl arbore un corps blanc dense, presque opaque chez les meilleurs sujets, parsemé de petits reflets nacrés visibles sous éclairage à température de couleur chaude (4000 à 6500 K). La carapace n’est jamais totalement uniforme : on observe parfois de fines marbrures translucides, surtout sur le rostre et le telson, marqueurs d’une crevette en bonne santé.
Les femelles affichent une silhouette plus large et plus haute, avec un abdomen développé pour accueillir la grappe d’œufs. Les mâles sont nettement plus fins, plus petits, et plus translucides. Cette différence de morphologie est l’un des moyens les plus rapides de sexer un groupe d’achat avant introduction. Le contraste avec une Red Cherry ou une Blue Velvet en bac mixte est spectaculaire, mais attention : les deux variétés se croisent et donnent des juvéniles transparents et ternes.
Identification rapide d’un beau spécimen
Sur le banc de vente comme dans son propre bac, on cherche :
- une opacité blanche homogène, sans plages translucides étendues,
- une carapace lisse, sans dépôt verdâtre ni filaments blanchâtres,
- des antennes complètes et vibrantes,
- des pléopodes (pattes nageoires) en mouvement constant,
- une robe nette dans la zone abdominale, signe d’absence d’infection bactérienne.
Comment distinguer le mâle de la femelle White Pearl
La distinction se fait à l’œil nu chez l’adulte. Trois critères suffisent dans 90 % des cas :
| Critère | Mâle | Femelle |
|---|---|---|
| Taille adulte | 2 à 2,5 cm | 2,5 à 3 cm |
| Silhouette abdominale | Fine, droite, abdomen plat | Bombée, élargie sous le 1er segment, courbe en U |
| Selle ovarienne | Absente | Visible derrière la tête (zone jaunâtre triangulaire) |
| Comportement repro | Très actif, course après les femelles fraîchement muées | Plus statique, broute, abrite ses oeufs |
| Couleur | Souvent légèrement plus translucide | Blanc plus opaque, plus dense |
En pratique, le test le plus fiable reste la présence de la selle ovarienne : une zone légèrement jaunâtre ou crème située derrière la tête, qui correspond aux ovaires en formation. Si vous l’observez, vous tenez une femelle. À l’achat, viser un ratio de 2 à 3 femelles pour 1 mâle dans un groupe minimum de 10 individus pour obtenir une dynamique de population stable et une reproduction régulière.
Paramètres d’eau idéaux pour la White Pearl
La White Pearl est une Neocaridina : elle exige une eau légèrement minéralisée, neutre à légèrement alcaline, sur substrat inerte. Mettre une White Pearl sur un sol technique acide (qui fait chuter le pH sous 6,8) revient à la condamner : elle survit quelques semaines puis cesse de muer correctement. Ce point est la cause numéro un d’échec observée chez les nouveaux éleveurs.
| Paramètre | Tolérance | Optimum élevage |
|---|---|---|
| Température | 19 à 25 °C | 21 à 23 °C |
| pH | 6,5 à 8,0 | 7,0 à 7,5 |
| GH (dureté totale) | 6 à 15 °dH | 8 à 12 °dH |
| KH (dureté carbonatée) | 2 à 10 °dH | 3 à 6 °dH |
| TDS | 150 à 350 ppm | 200 à 280 ppm |
| NO2 (nitrites) | 0 mg/L impératif | 0 mg/L |
| NO3 (nitrates) | < 25 mg/L | 5 à 15 mg/L |
| Cuivre (Cu) | Indétectable | 0 mg/L (mortel à très faible dose) |
pH, GH, KH, TDS expliqués pour une White Pearl
Le pH mesure l’acidité : la White Pearl prospère en eau neutre à très légèrement alcaline. Le GH reflète les sels de calcium et de magnésium nécessaires à la formation de la nouvelle carapace après chaque mue : sous 6 °dH, on observe des mues incomplètes (anneaux blancs sur le corps). Le KH stabilise le pH dans le temps : trop bas, le pH dérive ; trop haut, l’eau devient dure et freine la reproduction. Le TDS agrège tout ce qui est dissous : idéalement entre 200 et 280 ppm pour un équilibre minéralité versus stress osmotique.
Pour le détail des relations entre ces quatre paramètres et la conduite quotidienne d’un bac, voir la fiche dédiée Paramètres idéaux de l’eau pour crevettes d’aquarium.
Température : pourquoi la zone 21 à 23 °C compte
Sous 19 °C, le métabolisme ralentit, la reproduction s’arrête, la croissance des juvéniles devient anémique. Au dessus de 25 °C, le taux d’oxygène dissous chute, le métabolisme s’emballe, l’espérance de vie passe à 1 an au lieu de 2. La fenêtre 21 à 23 °C est l’optimum : reproduction continue, mues régulières, juvéniles vigoureux.
Astuce : en été, sans climatisation, un petit ventilateur USB orienté sur la surface peut faire baisser la température de 2 à 3 °C par évaporation, suffisant pour passer une canicule sans pertes.
Quelle taille d’aquarium pour la crevette White Pearl ?
Le volume minimum techniquement viable est 20 litres pour un petit groupe de 8 à 10 individus. À 30 litres, on atteint la zone de confort. 40 litres et plus, c’est la zone idéale pour observer une vraie dynamique de population et obtenir des reproductions régulières sans surveillance permanente des paramètres.
Voici la grille pratique que j’utilise pour conseiller les nouveaux éleveurs :
- 20 L : 8 à 12 White Pearl, jamais en cohabitation avec un poisson, filtration éponge uniquement.
- 30 L : 15 à 25 White Pearl, possibilité d’ajouter quelques Otocinclus ou Pygmées.
- 40 à 60 L : 30 à 60 individus, dynamique de population stable, reproduction continue, ajout possible de petits poissons paisibles.
- 80 L et plus : véritable colonie, des centaines d’individus à terme, idéal pour la sélection ou la mise en vente.
Un volume plus important simplifie tout : la masse d’eau dilue les fluctuations de température, de nitrates et de TDS. Un débutant a statistiquement plus de chances de réussir un 40 litres planté qu’un nano de 12 litres.

Que mangent vraiment les crevettes White Pearl
La White Pearl est omnivore détritivore. En aquarium mature et planté, elle trouve déjà 30 à 50 % de ses besoins dans le biofilm, les microalgues, les feuilles en décomposition et les restes organiques. Le complément alimentaire structuré sert à équilibrer l’apport protéique et minéral, surtout pour les femelles gestantes et les juvéniles.
Le rythme d’alimentation que j’utilise
Sur mes bacs d’élevage, je nourris 3 à 4 fois par semaine, avec des portions calibrées pour être consommées en moins de 2 heures. Le reste du temps, jeûne. Ce rythme évite les pics de nitrates et préserve la longévité des individus.
- 2 jours par semaine : aliment complet en stick ou pellet (base spiruline, blé fermenté).
- 1 jour : végétal frais blanchi (épinard 30 secondes, courgette pochée, ortie séchée).
- 1 jour : apport protéique (granulé à base de larves d’insectes, pellets type ortie spiruline).
- 2 à 3 jours : jeûne, consommation du biofilm.
Pour les détails alimentaires (rotation, quantités, marques validées), consulter la méthode complète d’alimentation des crevettes. Sur mes propres bacs j’utilise notamment la gamme Shrimps Forever en rotation ; les feuilles naturelles séchées sont laissées en permanence dans le bac, en libre service.
L’apport indispensable : la feuille de catappa
Une feuille de catappa par 20 litres, renouvelée toutes les 4 à 6 semaines, libère des tanins légers, stimule le système immunitaire et fournit un substrat de biofilm sur lequel les juvéniles passent leurs premières semaines. C’est probablement le complément le plus rentable du hobby.
Reproduction de la Neocaridina White Pearl pas à pas
La reproduction est directe, sans phase larvaire en eau saumâtre, contrairement à la crevette Amano. Les juvéniles éclosent en miniatures parfaites de l’adulte, autonomes dès la naissance. Voici la séquence exacte :
- Mue de pré accouplement : la femelle adulte mue. Les phéromones libérées dans l’eau déclenchent une excitation visible chez tous les mâles du bac (course frénétique, nage en surface).
- Accouplement : très bref, quelques secondes, généralement sous abri.
- Selle ovarienne pleine : 12 à 36 heures plus tard, on voit clairement la zone jaunâtre derrière la tête de la femelle.
- Transfert des œufs sous l’abdomen : la femelle transporte 20 à 40 œufs sous le ventre, agités constamment par les pléopodes pour les oxygéner.
- Incubation 25 à 35 jours selon la température (plus chaud = plus court).
- Éclosion : les juvéniles, 1 à 2 mm, se dispersent dans le bac et se cachent immédiatement dans la mousse, le biofilm et les feuilles.
- Croissance jusqu’à maturité sexuelle en 2,5 à 3 mois, avec 4 à 6 mues intermédiaires.
En conditions optimales, une femelle peut produire 4 à 6 pontes par an. Une colonie bien lancée double sa population tous les 3 mois sur les premiers cycles, puis se stabilise selon la capacité du bac.
Conditions qui déclenchent la reproduction
- paramètres stables sur 4 à 6 semaines,
- changements d’eau hebdomadaires de 10 à 15 %,
- nourriture protéique régulière (larves, pellets spiruline),
- plantes denses (mousse de Java, Riccia, Bucephalandra) offrant des abris,
- absence de prédateurs.
Un bac mature avec biofilm visible sur les feuilles est le meilleur indicateur que les juvéniles auront ce qu’il faut pour grossir.
Soin des juvéniles White Pearl
Aucun soin spécifique. Pas de nauplii, pas d’infusoires, pas de séparation. Les juvéniles broutent le biofilm dès la première heure. La seule règle : ne pas surnettoyer le bac. Un siphon trop agressif peut aspirer les jeunes ; un sol parfaitement propre les prive de leur garde manger principal.
La mue de la White Pearl : observer sans intervenir
Les Neocaridina muent toute leur vie pour grandir. Une White Pearl adulte mue toutes les 4 à 6 semaines, plus souvent chez les juvéniles (toutes les 1 à 2 semaines). Vous trouverez régulièrement les exuvies (mues vides) flottant dans le bac : laissez les en place 24 à 48 heures, les crevettes les broutent pour récupérer le calcium et les minéraux. Les retirer immédiatement, c’est jeter une portion gratuite de calcium recyclé.
Plus de détails sur le processus, les anneaux blancs (signe de carence en GH) et les protocoles de récupération : voir le guide complet mue des crevettes : comment gérer ce processus.
Cohabitation : quels poissons et quelles crevettes
La White Pearl est pacifique mais elle reste une proie. La règle de fer : tout poisson dont la bouche est plus grande que 5 mm est un risque pour les juvéniles. Les pertes adultes restent rares, les pertes de juvéniles peuvent atteindre 80 % avec un mauvais colocataire.
Cohabitations validées en élevage
- Otocinclus affinis (mangeur d’algues paisible),
- Corydoras pygmaeus, hastatus, habrosus,
- Microrasbora galaxy (Celestichthys margaritatus),
- petites espèces de Boraras (brigittae, maculatus),
- Ramirezi sauvage adulte (sous réserve, juvéniles White Pearl impactés).
Cohabitations à éviter
- Cichlidés (sauf Apistogramma juvénile, et encore),
- Bettas, scalaires, gouramis,
- Loches (mangeurs de crevettes systématiques),
- Crevettes Macrobrachium et autres carnivores.
Avec d’autres Neocaridina ou Caridina
La White Pearl peut cohabiter avec une Yellow Neon, une Blue Velvet ou une Red Cherry, mais elles se croisent. Au bout de 2 à 3 générations, tous les juvéniles redeviennent translucides ternes (couleur sauvage retrouvée). Si vous voulez préserver les couleurs : une seule variété par bac. La cohabitation avec des Caridina (Crystal Black, Bee, Galaxy) est en revanche possible sans hybridation, car ce sont des genres différents ; pour les détails, lire le guide crevettes Caridina.
Acclimatation au goutte à goutte : la procédure exacte
L’acclimatation est l’étape la plus sous estimée. Une livraison de White Pearl arrive dans une eau dont le TDS, le pH et la température peuvent diverger lourdement de votre bac. Une introduction brutale provoque un choc osmotique fatal en 24 à 48 heures : la crevette semble parfaite à l’arrivée puis meurt sans symptôme.
Procédure validée en élevage :
- Réception : ouvrir l’emballage à l’abri de la lumière directe, transvaser doucement crevettes + eau d’origine dans un seau ou un récipient stable.
- Égalisation thermique : poser le récipient dans le bac en flottant, ou le placer à proximité d’une source à la même température, pendant 15 à 20 minutes.
- Goutte à goutte : amorcer un siphon avec un tuyau aérateur pincé pour obtenir 1 à 2 gouttes par seconde, l’eau du bac coule lentement dans le récipient.
- Durée : minimum 90 minutes, idéalement 2 à 3 heures, jusqu’à quadrupler le volume d’eau initial.
- Vidage intermédiaire : à mi parcours, jeter la moitié du volume et laisser le goutte à goutte recommencer.
- Introduction : prélever les crevettes une à une avec une épuisette douce et les introduire dans le bac. Ne jamais verser l’eau de transport dans le bac.
- Premières heures : laisser le bac dans la pénombre, pas de nourriture pendant 24 heures.
Avec ce protocole, les pertes d’acclimatation tombent statistiquement sous 5 %.
Erreurs fréquentes et signaux d’alerte observés en élevage
Après plusieurs années à observer des bacs en panne, voici les erreurs récurrentes et leurs signatures visibles. Ce sont des cas réels, pas de la théorie.
Erreur 1 : substrat actif acide
Le débutant veut un beau bac planté, achète un sol nutritif type Aqua Soil. Le pH chute à 6,2, la White Pearl ne mue plus. Symptôme : anneau blanc visible entre céphalothorax et abdomen, immobilité, mortalité étalée sur 4 semaines. Solution : changer de bac ou recouvrir le sol actif d’une couche de sable inerte épais.
Erreur 2 : sur nourrissage
Le bac se couvre de filaments blancs, planaires apparaissent, NO3 montent. Pertes par défaut d’oxygène la nuit. Solution : cesser toute nourriture 5 jours, passer à 3 repas par semaine maximum.
Erreur 3 : changements d’eau trop volumineux
30 % de change en une fois = choc TDS, mues massives forcées, mortalité dans les 48 heures. Solution : 10 à 15 % par semaine maximum, eau préparée à la même T° et même TDS.
Erreur 4 : médicaments contenant du cuivre
Un poisson cohabite avec les crevettes : l’éleveur le traite contre les points blancs avec un produit cuivré. Les crevettes sont mortes en 12 heures. Le cuivre est mortel à très faible dose pour toutes les crevettes. Toute eau, plante ou décor potentiellement exposé doit être bannie.
Erreur 5 : bac trop neuf
Introduction sur un bac de moins de 4 semaines : pas de biofilm, pas de microfaune, mortalité progressive sans cause apparente. Solution : attendre 6 à 8 semaines après mise en eau.
Retour d’expérience après plusieurs années d’élevage
Sur les neuf bacs de Neocaridina que j’ai conduits depuis 2018, la White Pearl est celle qui a posé le moins de difficultés. Trois constats récurrents :
Le contraste visuel est réellement saisissant. En aquarium foncé, planté de mousse de Java et de quelques racines, la White Pearl ressort comme aucune autre Neocaridina. Mes invités me posent toujours la même question : « c’est quoi ces points blancs qui bougent ? ». C’est devenu un argument décoratif aussi fort qu’un poisson rare.
La couleur s’intensifie avec une bonne alimentation. Sur des aliments à base de spiruline et d’ortie séchée, j’ai observé une opacification progressive du blanc en 8 à 12 semaines. À l’inverse, des bacs sous nourris donnent des White Pearl translucides peu attractives. La couleur est un marqueur de santé directe.
La reproduction démarre vite, parfois trop. Sur un 60 litres bien rodé, j’ai vu une population passer de 15 à plus de 200 individus en 6 mois. Anticiper la sortie ou la vente d’une partie de la colonie évite la surpopulation et la chute des paramètres. C’est une question de discipline d’éleveur, pas de chance.

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Notre boutique propose des crevettes White Pearl issues d’élevages européens contrôlés, accompagnées d’une nourriture spécialisée et de feuilles naturelles pour démarrer sereinement.
FAQ White Pearl : 12 questions fréquentes
Une variété de Neocaridina d’eau douce sélectionnée pour son corps blanc opaque aux reflets nacrés. Elle mesure 2,5 à 3 cm adulte, se reproduit sans phase larvaire, vit 1,5 à 2 ans, et fait partie des crevettes les plus accessibles aux débutants.
Température 21 à 23 °C, pH 7,0 à 7,5, GH 8 à 12 °dH, KH 3 à 6 °dH, TDS 200 à 280 ppm, NO2 à zéro, NO3 sous 15 mg/L. Substrat inerte impératif : le sol actif acidifie l’eau et empêche les mues correctes.
Oui, c’est même l’une des Neocaridina les plus tolérantes du marché. Elle accepte une eau de conduite préparée, supporte des écarts modérés de paramètres et se reproduit sans intervention. Le seul piège classique est l’usage d’un sol technique acide.
Tout ce qui est végétal et organique : biofilm, micro algues, feuilles décomposées, légumes blanchis (épinard, courgette), pellets à base de spiruline, ortie, larves d’insectes. Compter 3 à 4 repas par semaine, calibrés pour être consommés en moins de 2 heures.
La femelle mue, libère des phéromones, est fécondée. Les œufs (20 à 40 par ponte) sont portés sous l’abdomen pendant 25 à 35 jours, puis les juvéniles éclosent en miniatures parfaites de l’adulte, autonomes dès la naissance. Aucune phase larvaire en eau saumâtre, contrairement à la crevette Amano.
Otocinclus, Corydoras nains, Boraras, Microrasbora galaxy, Ramirezi adultes calmes. Bannir Bettas, scalaires, gouramis, loches, et tout poisson dont la bouche dépasse 5 mm. Les juvéniles seront toujours plus exposés que les adultes.
Techniquement oui, mais Red Cherry, Yellow Neon, Blue Velvet et White Pearl se croisent. En 2 à 3 générations, tous les juvéniles deviennent translucides ternes. Pour préserver les couleurs, une seule variété de Neocaridina par bac. Avec les Caridina, hybridation impossible (genre différent).
20 litres permet techniquement de démarrer un petit groupe de 8 à 12 individus, mais 40 litres et plus offre une stabilité bien supérieure et une vraie dynamique de population. Plus le volume est grand, plus les paramètres sont stables et plus le débutant a de chances de réussir.
1,5 à 2 ans en moyenne dans des conditions correctes, jusqu’à 2,5 ans pour les meilleurs sujets en eau parfaitement stable et alimentation soignée. Au dessus de 25 °C constants, l’espérance de vie chute autour de 12 mois.
Trois critères : la femelle est plus grande (jusqu’à 3 cm), son abdomen est élargi en U (silhouette bombée), elle présente une selle ovarienne jaunâtre derrière la tête. Le mâle reste fin, plus petit, plus translucide, sans selle visible.
Trois causes principales. Stress (paramètres instables, transport récent, prédateurs perçus). Sous nutrition prolongée. Hybridation avec une Red Cherry ou Yellow ayant donné des juvéniles. Une White Pearl en pleine santé sur 8 à 12 semaines d’alimentation correcte retrouve son blanc opaque.
Si la température ambiante de la pièce reste entre 20 et 24 °C, non. Si elle descend sous 19 °C en hiver, oui : un chauffage de 25 à 50 W avec thermostat réglé sur 22 °C suffit largement. La White Pearl tolère le froid mieux que la chaleur, donc en été l’enjeu est plutôt le rafraîchissement.
Pour aller plus loin : votre cluster Neocaridina
La White Pearl s’inscrit dans une famille riche. Pour comparer ou élargir votre élevage :
- Crevette Red Cherry : la cousine rouge, contraste visuel parfait avec la White Pearl en bac séparé.
- Crevette Blue Velvet : la déclinaison bleu profond, mêmes paramètres.
- Crevette Yellow Neon : pour un trio jaune blanc rouge en bacs séparés.
- Crevette Amano : utile pour le nettoyage, mais ne se reproduit pas en eau douce pure.
- Crevettes Caridina : la famille complémentaire, paramètres très différents (eau douce acide).
- Neocaridina vs Caridina : le guide pour choisir entre les deux familles avant achat.
- Guide complet pour élever des crevettes : le manuel de référence, du cyclage à la première reproduction.









