Caridina Galaxy Pinto : guide complet (origine, élevage, prix)

Publié le , par Shrimp-delice
Crevette Caridina Galaxy Pinto noire à points blancs sur substrat actif en aquarium planté

L’essentiel à retenir

  • Caridina Galaxy Pinto est un morphe sélectionné de Caridina cantonensis, identifiable à ses taches blanches sur les joues (cheek spots).
  • Origine attribuée à Taïwan, fixation par Leon Su (alias Skyfish) dans la seconde moitié des années 2010, à partir du Fishbone Pinto [10].
  • Paramètres serrés : pH 5.8-6.5, GH 4-6 °dH, KH 0-1 °dH, TDS 100-130 ppm (155-200 µS/cm), température 20-22 °C.
  • Eau osmosée obligatoire reminéralisée avec un sel spécifique Caridina (référence consensus : Salty Shrimp Bee Shrimp Mineral GH+).
  • Substrat actif indispensable (Shrimp King Active Soil Dennerle, Amazonia ADA ou Akadama selon disponibilité).
  • Prix marché France 2026 : de 3 à 10 EUR la pièce pour Standard et A, de 15 à 30 EUR pour S et SS, 40 à 60 EUR pour SSS competition.

Caridina Galaxy Pinto est une crevette Caridina cantonensis sélectionnée pour ses taches blanches sur les joues. La lignée a été fixée à Taïwan par Leon Su (Skyfish) dans la seconde moitié des années 2010, à partir du Fishbone Pinto. Élevage avancé : eau osmosée et substrat actif.

Rédigé par Léo Vasseur, éleveur de Caridina premium depuis 2018, spécialiste Taiwan Bee et lignées Boa, Pinto, Galaxy. Sur sa rackline actuelle de cinq bacs Caridina cantonensis (60 à 120 L), il documente depuis 2024 deux générations stabilisées de Caridina Galaxy Pinto Black et Red, avec un taux de fixation F2-F3 supérieur à 75 % sur la lignée German Pinto. Plus de 10 ans d’expérience avec les Caridina rares.

Publié le 10 juin 2026. Dernière révision : 10 juin 2026, paramètres recoupés avec Klotz & Von Rintelen 2014 [3], Chow et al. 2022 [5], RareShrimp.com [10] et observations terrain sur six lignées Caridina premium.

Sommaire

Galaxy Pinto en bref : fiche identification rapide

Avant d’entrer dans le détail, voici la carte d’identité résumée de la Caridina Galaxy Pinto. Si tu débutes en Caridina cantonensis premium, ou si tu cherches simplement à valider une intuition, ces six repères donnent le cadre. Le reste de l’article les développe avec leurs sources et leurs limites.

Nom scientifique et taxonomie réelle

Le commerce vend Galaxy Pinto sous l’étiquette Caridina cantonensis. La réalité taxonomique est plus nuancée : Klotz et Von Rintelen ont décrit en 2014 deux espèces sous-jacentes aux ornementales du genre, Caridina logemanni (les vraies Bee shrimp) et Caridina mariae (les vraies Tiger shrimp) [3]. Une Galaxy Pinto issue d’un croisement Tiger x Taiwan Bee comporte donc, biologiquement, des fragments des deux espèces. Pour simplifier, nous reprenons ici l’usage commercial cantonensis tout au long de l’article, sans perdre de vue cette précision.

Couleurs principales : Red, Black, Snowflake gene

Deux variantes couleur dominent le marché : Black Pinto Galaxy (motif noir et blanc) et Red Pinto Galaxy (motif rouge et blanc). Des variantes secondaires existent : Spotted Head, Nanashi, Galaxy Fishbone Pinto et lignées portant le gène Snowflake (densification du blanc dorsal). Le motif clé reste toujours les spots concentrés sur les joues, indépendamment de la base couleur.

Niveau d’élevage requis : avancé

Galaxy Pinto n’est pas un sujet débutant. Eau osmosée reminéralisée, substrat actif, conductimètre quotidien, filtration douce, paramètres stables à 0.2 pH près et 20 ppm TDS près : ces exigences ne s’improvisent pas. Si tu n’as jamais maintenu de Caridina premium auparavant, prévois une période d’apprentissage sur Crystal Red ou Neocaridina robustes avant d’investir dans une lignée Galaxy Pinto premium.

Origine et généalogie : Pinto, Fishbone, puis Galaxy

L’histoire de Galaxy Pinto se construit sur trois décennies de sélection Caridina cantonensis. Quatre dates structurent cette chronologie : 1996, 2011, 2012 et la seconde moitié des années 2010. Aucune publication peer-reviewed ne documente directement Galaxy Pinto, car il s’agit d’un morphe hobbyiste de sélection privée. Les attributions ci-dessous viennent du croisement des sources éleveurs internationaux non marchands reconnus (RareShrimp, MADSHRIMP, Shrimpy Business) et d’un appui scientifique récent sur le mécanisme génétique d’hybridation (Chow et al. 2022 [5]).

1996 : Hisayasu Suzuki et la naissance du Crystal Red au Japon

Tout part d’une observation chanceuse. En 1996, l’éleveur japonais Hisayasu Suzuki repère un individu rouge au sein d’une population de Black Bee shrimp. Par sélection rigoureuse, il fixe la lignée Crystal Red Shrimp (CRS). Cette première sélection ornementale Caridina cantonensis ouvre la voie à toutes les générations suivantes, dont les lignées Taiwan Bee, Pinto et leurs sous-morphes.

2011 : Astrid Webber et le German Pinto en Allemagne

En Allemagne, Astrid Webber fixe vers 2011 le German Pinto à partir de croisements Tiger x Taiwan Bee [10]. Deux variantes apparaissent dès le départ : rayures blanches dorsales d’un côté, taches sur la tête de l’autre. L’hérédité du German Pinto n’est pas pure : selon RareShrimp.com, jusqu’à 90 pour cent des descendants présentent le motif Pinto, mais 10 pour cent reviennent au phénotype Tiger ou Bee parental [10].

2012 : Taiwan Pinto, lignée parallèle indépendante

Une année plus tard, des éleveurs taïwanais développent indépendamment une lignée Pinto à partir de leur propre stock Taiwan Bee. Le Taiwan Pinto se distingue du German par un motif tigre-like marqué le long du corps. Information capitale documentée par RareShrimp.com : German Pinto et Taiwan Pinto sont génétiquement distincts. Croiser un German avec un Taiwan ne produit ni l’un ni l’autre des motifs caractéristiques, mais une régression vers le phénotype parental [10]. Cette divergence génétique signifie que les deux lignées portent des allèles différents pour la production des motifs.

Seconde moitié des années 2010 : Leon Su (Skyfish) fixe le Galaxy Pinto

Le passage de Taiwan Pinto à Galaxy Pinto repose sur une mutation sélectionnée. Sur certains Fishbone Pinto (une variante du Taiwan Pinto avec motif arête de poisson dorsal), des taches commencent à apparaître autour des joues. Selon MADSHRIMP, ces taches ont rappelé les étoiles d’une galaxie, ce qui a donné le nom Galaxy Pinto [11]. La fixation systématique de cette mutation est attribuée à Leon Su (alias Skyfish), éleveur taïwanais référent, dont le rôle dans la sélection des lignées Red Pinto Galaxy est documenté par plusieurs sources éleveurs internationales [10]. Aucune date publique précise n’a été documentée pour cette fixation : seconde moitié des années 2010 reste la fenêtre cohérente avec les premières apparitions commerciales internationales de Galaxy Pinto, et avec l’émergence du Boa (qui dérive partiellement de Galaxy Pinto) à la fin de cette décennie [10].

Note taxonomique : Caridina logemanni, Caridina mariae et la dénomination commerciale

Klotz et Von Rintelen ont publié en 2014 dans Zootaxa la description formelle de trois espèces nouvelles issues de spécimens collectés en Guangdong et Hong Kong : Caridina logemanni, Caridina mariae et Caridina conghuensis, toutes membres du groupe d’espèces Caridina serrata [3]. Le résultat est important pour notre sujet : les Bee shrimp ornementales sont en réalité C. logemanni, les Tiger ornementales sont C. mariae. La dénomination commerciale Caridina cantonensis englobe donc plusieurs espèces biologiques. Galaxy Pinto étant un hybride sélectif Tiger x Taiwan Bee, son patrimoine génétique combine ces deux espèces décrites, ce qui explique en partie la difficulté à le maintenir pur (régression possible vers l’un ou l’autre des parents).

Chow et al. 2022 et le mécanisme génétique d’hybridation Caridina

Une étude récente de Chow et collaborateurs publiée en 2022 dans Marine and Freshwater Research apporte un appui scientifique direct au mécanisme évolutif que les éleveurs exploitent en captivité [5]. Les auteurs ont démontré que Caridina logemanni, espèce endémique rare de Hong Kong, présente des signes d’hybridation introgressive avec un congénère répandu. Les deux populations étudiées de C. logemanni se révèlent d’origine hybride, avec des haplotypes mitochondriaux COI partagés entre espèces. Cette hybridation naturelle légitime le mécanisme génétique exploité par la sélection captive : croiser Tiger et Taiwan Bee pour produire Galaxy Pinto, c’est prolonger en aquarium ce que la nature fait déjà à très petite échelle dans les ruisseaux de Hong Kong.

Galaxy Pinto, Galaxy Boa, Galaxy Fishbone et Stardust : démêler la confusion

La famille Galaxy Pinto comporte plusieurs sous-morphes que les vendeurs et les forums confondent régulièrement. La clé de lecture la plus claire vient de MADSHRIMP qui propose une lecture en pyramide : Galaxy Pinto à la base, Galaxy Fishbone en intermédiaire, Stardust en premium, Boa au sommet [11]. Le critère discriminant principal reste le couple cheek spots (taches sur les joues) et pattern dorsal (motif arête de poisson, cape, snowflake). Cette section synthétise les critères dans un tableau, avec une colonne supplémentaire absente des sources EN : la rareté observée sur le marché français en 2026.

Tableau comparatif des 4 morphes principaux

Comparatif Galaxy Pinto, Galaxy Fishbone, Stardust et Boa selon les critères morphologiques observables
Variant Spots faciaux Pattern dorsal Spider legs Position pyramide Rareté FR 2026
Galaxy Pinto Spots sur les joues, minimum exigé Variable : zebra, skunk, fishbone partiel Optionnels Base Commun, Standard et A largement disponibles
Galaxy Fishbone Pinto Spots joues identiques Galaxy Pinto Arête de poisson dorsale marquée Optionnels Intermédiaire Modéré, présent chez les principaux éleveurs FR
Stardust Huit spots fins minimum, tête et corps Fishbone net Présentes, jupe optionnelle Premium Rare, sourcing principalement import
Boa Couverture faciale 70 pour cent ou plus Cape épaisse fusionnée à la tête Obligatoires pleines Top Très rare, prix premium

Galaxy Pinto sert donc de base à toute la pyramide. Galaxy Fishbone Pinto ajoute le motif arête de poisson dorsal au Galaxy Pinto, par croisement avec Fishbone Pinto pur. Stardust pousse la densité de spots faciaux et standardise le fishbone dorsal. Boa représente le sommet : couverture maximale, cape épaisse, spider legs obligatoires. Pour aller plus loin sur le sommet de cette pyramide, le guide complet Caridina Boa, morphe complexe fin années 2010 détaille la lignée Boa et ses critères de grading propres.

Paramètres d’eau précis pour Galaxy Pinto

Pour maintenir une Caridina Galaxy Pinto en bonne santé, l’eau doit être étroitement contrôlée. Les valeurs ci-dessous proviennent du croisement de quatre sources principales : RareShrimp.com pour les fourchettes EN [10], Shrimpy Business pour l’élevage US [11] et Buce Plant pour les fourchettes commerciales US [12]. La convergence est forte sur pH, GH, KH et température. La divergence porte principalement sur le TDS, où les fourchettes consensus se situent entre 90 et 130 ppm pour les adultes, avec des observations de terrain européennes étendant jusqu’à 142 ppm. Avant de plonger dans la spécificité Galaxy Pinto, tu peux comprendre les paramètres généraux des crevettes d’aquarium qui posent le cadre transversal GH, KH, pH, TDS.

Tableau de référence par stade de vie

Paramètres d’eau précis pour Caridina Galaxy Pinto par stade de vie
Paramètre Optimum Tolérance Stade adulte courant Stade reproducteur Note critique
pH 6.0 à 6.2 5.8 à 6.5 6.0 à 6.3 5.9 à 6.1 Au-delà de 6.5, l’équilibre ammoniaque NH4/NH3 bascule [10][12]
GH 5 °dH 3 à 7 °dH 4 à 6 °dH 4 à 5 °dH Sous 3 °dH, problèmes de mue documentés [10][13]
KH 0 °dH 0 à 2 °dH 0 à 1 °dH 0 °dH strict Au-delà de 1, l’acidification du substrat actif perd son effet tampon [10][12]
TDS (ppm / µS/cm) 110 ppm / 170 µS/cm 90 à 150 ppm 100 à 130 ppm (155 à 200 µS/cm) 100 à 120 ppm (155 à 185 µS/cm) Stress osmotique œufs significatif au-delà de 130 ppm (200 µS/cm) prolongé [10][13]
Température 20 à 22 °C 18 à 24 °C 20 à 22 °C 21 à 22 °C 24 °C max ponctuel canicule [1]

Note méthodologique : le coefficient de conversion entre ppm et µS/cm varie selon la qualité d’eau et le mélange de sels dissous, la médiane aquariophilie se situe entre 1.5 et 1.6. Les valeurs ci-dessus utilisent le coefficient 1.55.

pH 5.8 à 6.5 : la fenêtre acidophile stricte

L’optimum 6.0 à 6.2 correspond à l’acidité naturelle des cours d’eau de Guangdong et Hong Kong où vivent les ancêtres Caridina cantonensis [4]. Au-dessus de 6.5, deux problèmes apparaissent : la fraction toxique d’ammoniaque NH3 augmente rapidement, et la disponibilité des minéraux pour la mue diminue. En dessous de 5.8, le bac devient instable et les bactéries nitrifiantes peinent à coloniser le substrat actif.

GH et KH : la dureté contrôlée

GH représente la dureté générale, qui mesure essentiellement le calcium et le magnésium. Cible 4 à 6 °dH, optimum 5. Sous 3 °dH, la mue devient hasardeuse car les minéraux manquent pour reconstituer l’exosquelette. Au-dessus de 7 °dH, le métabolisme s’alourdit et le stress osmotique grimpe. KH représente la dureté carbonatée, c’est-à-dire la capacité tampon. Cible 0 à 1 °dH, idéal 0 strict. Un KH non nul empêche le substrat actif de jouer son rôle d’acidifiant.

TDS et conductivité : ppm contre µS/cm

TDS (total dissolved solids) mesure la masse de sels dissous, exprimée en ppm ou mg/L. Conductivité électrique mesure la capacité du liquide à conduire le courant, exprimée en µS/cm. Les deux unités décrivent la même réalité physique mais selon des méthodes de mesure différentes. La conversion utilise un coefficient empirique qui dépend du mélange de sels et de la température. En aquariophilie, ×1.55 est la médiane usuelle : 100 ppm équivalent à 155 µS/cm, 130 ppm à 200 µS/cm. Pour Galaxy Pinto, la fourchette adultes 100 à 130 ppm (155 à 200 µS/cm) est consensuelle, la fourchette reproducteurs 100 à 120 ppm (155 à 185 µS/cm) limite le stress osmotique sur les œufs en développement.

Température 20 à 22 °C cible, 24 °C max ponctuel

Galaxy Pinto, comme l’ensemble des Caridina cantonensis premium, supporte mal la chaleur estivale. La cible 20 à 22 °C correspond au compromis entre activité métabolique correcte et stabilité reproductive. En cas de canicule, 24 °C ponctuel reste tolérable quelques heures, mais au-delà les pontes s’effondrent et les juvéniles mortifient. Tropea et collaborateurs ont documenté chez Neocaridina, espèce plus robuste, des effets significatifs de la température sur la composition biochimique et la reproduction [1] : les principes sont transposables à Caridina cantonensis avec des seuils d’alerte abaissés d’au moins 4 à 5 °C.

Eau osmosée et reminéralisation : la méthode standard

Aucune eau du robinet en France n’atteint naturellement ces paramètres. La méthode standard consiste à produire de l’eau osmosée RO (reverse osmosis) ou DI (deionized) puis à la reminéraliser avec un sel spécifique Caridina. Le consensus européen pointe vers le Salty Shrimp Bee Shrimp Mineral GH+ comme référence : il apporte GH et minéraux sans augmenter KH, ce qui préserve l’effet acidifiant du substrat actif. La mesure quotidienne du TDS avec un conductimètre EC/TDS/T° avec sonde fiable reste indispensable pour valider le mélange avant chaque changement d’eau.

Configuration optimale du bac : substrat actif, matériel et plantation

La configuration d’un bac Galaxy Pinto se construit autour de quatre piliers : substrat actif pour acidifier et stabiliser, volume suffisant pour le tampon biologique, filtration douce pour ne pas aspirer juvéniles ni stresser les adultes, et instrumentation de mesure quotidienne. La plantation passe au second plan : utile pour le biofilm et l’aspect esthétique, secondaire pour la santé de la lignée si les paramètres tiennent.

Substrat actif : trois références consensus

Le substrat actif est obligatoire. Il acidifie progressivement l’eau par échange ionique, absorbe les excès de KH, et stabilise le pH dans la fenêtre 5.8 à 6.5 pendant 12 à 24 mois selon la marque et la charge biologique. Trois références dominent le marché européen Caridina premium : Ebi Gold Shrimp Soil, gamme spécialisée Caridina disponible sur shrimp-delice.fr en tant que Ebi Gold Shrimp Soil, substrat actif référence pour Caridina premium ; Shrimp King Active Soil de Dennerle, accessible en Europe et largement utilisé en hobby allemand ; Akadama, terre japonaise calcinée originellement destinée aux bonsaïs, technique et économique mais nécessite un peu d’expérience pour gérer la phase de relargage initial.

Volume : 30 L minimum, 45 à 60 L confortable, 75 L et plus pour stabilisation

Le volume minimum absolu est de 30 L pour une petite colonie de démarrage, mais cette taille pardonne peu les erreurs de paramètres. 45 à 60 L offre un confort réel : le tampon biologique absorbe les variations ponctuelles d’ammoniaque et de nitrates, et la stabilité thermique tient sans chauffage en hiver dans une pièce chauffée. Pour une stabilisation F2-F3 sérieuse de la lignée, 75 L et au-delà permet de séparer reproducteurs et juvéniles et de gérer la sélection rigoureuse.

Filtration douce : exhausteur double mousse ou Matten filter

La filtration mécanique forte est l’ennemi de Galaxy Pinto. Un filtre externe puissant aspire les juvéniles, et le débit d’écoulement stresse les adultes. La solution éprouvée : exhausteur double mousse (sponge filter) ou Matten filter, alimentés à l’air sous bullage doux. Le débit est faible, la surface de colonisation bactérienne est large, et les juvéniles peuvent paître sur la mousse sans risque. Un préfiltre éponge sur toute crépine reste indispensable si tu utilises tout de même un filtre suspendu.

Reminéralisant et conductimètre : la mesure quotidienne

La reminéralisation de l’eau osmosée s’effectue avec un sel GH+ spécifique Caridina, dont la référence consensus européenne est le reminéralisant Salty Shrimp Bee Shrimp Mineral GH+ format 230 g de la marque Salty Shrimp. Ce sel apporte GH et minéraux essentiels (calcium, magnésium, potassium, oligo-éléments) sans modifier KH. Dosage typique : 1.5 à 2 g par 10 L d’eau osmosée pour atteindre GH 5 et TDS 110 à 130 ppm. Mesure systématique avec un conductimètre EC/TDS/T° avant chaque introduction dans le bac.

Conductivimètre mesurant le TDS d'une eau osmosée reminéralisée pour Caridina Galaxy Pinto

Plantation : mousses, Bucephalandra, Anubias nana

La plantation reste accessoire mais améliore le biofilm et la stabilité bactérienne. Trois familles tolèrent l’eau acide et le faible CO2 : les mousses (Java moss, Christmas moss, Riccardia), qui colonisent les décors et nourrissent les juvéniles ; Bucephalandra (épiphyte robuste, croissance lente, large gamme de feuillages) ; Anubias nana (épiphyte classique, supporte tous les niveaux lumineux). Évite les plantes exigeantes en fertilisation : tout engrais riche en nitrates ou phosphates déstabilise le bac et augmente les risques d’algues.

Acclimatation goutte-à-goutte : protocole 3 à 4 heures critique

L’acclimatation est l’étape la plus critique du cycle d’introduction d’une Galaxy Pinto. Un choc osmotique, thermique ou de pH durant les trois premières heures cause la majeure partie des pertes immédiates dans les 48 heures. Le protocole goutte-à-goutte sur 3 à 4 heures minimum est non négociable pour des lignées Caridina premium. Si tu souhaites approfondir les principes complets de l’acclimatation goutte-à-goutte des crevettes, le guide dédié couvre les variantes selon l’espèce. Voici ici la version optimisée Galaxy Pinto.

Plan d’acclimatation H+0 à J+15

  1. H+0 : préparer le bac réception et le bac d’acclimatation. Vérifier T° (écart maximal 1 °C avec le sac), pH (écart 0.2), TDS (écart 20 ppm). Préparer un récipient propre de 1 à 2 L pour l’acclimatation séparée.
  2. H+1 : flotter le sac 20 minutes puis verser dans le bac d’acclimatation. Égalisation thermique terminée, démarrer le goutte-à-goutte à 2 ou 3 gouttes par seconde.
  3. H+3 : volume triplé, mesurer TDS et T°. L’eau du bac d’acclimatation est désormais majoritaire en eau du bac réception. Confirmer la convergence des paramètres avant le transfert.
  4. H+6 : transférer les crevettes avec une épuisette douce. Ne jamais verser l’eau du sac d’origine dans le bac réception, elle contient des métabolites concentrés. Lumière douce ou éteinte pour réduire le stress.
  5. J+1 : observation post-introduction. Activité, position dans le bac, fientes. Pas de nourriture le premier jour, intestin vidé par le stress.
  6. J+3 : première micro-nourriture test. Petit fragment de feuille de catappa ou trace de Bacter AE. Observer si les crevettes broutent.
  7. J+7 : premier bilan stabilité. Si toutes vivantes et actives, lignée acclimatée. Reprendre alimentation normale.
  8. J+15 : sortie de phase critique. Premiers signes de mue post-acclimatation, premières saddles ovariennes visibles chez les femelles. La lignée est intégrée.

Trois pièges à éviter pendant l’acclimatation. Premier piège : un débit trop rapide en début, qui surcharge les crevettes en oligo-éléments différents et provoque un choc osmotique. Deuxième piège : verser l’eau du sac d’origine dans le bac réception, qui introduit ammoniaque et déchets concentrés. Troisième piège : nourrir immédiatement après transfert, qui surcharge un intestin déjà stressé.

Alimentation : intensifier les motifs sans déséquilibrer le bac

Galaxy Pinto se nourrit majoritairement par broutage du biofilm naturel d’un bac mature. Le complément alimentaire reste accessoire et doit rester parcimonieux pour ne pas surcharger les paramètres. Trois apports complémentaires structurent le régime hebdomadaire : un fond végétal permanent via des feuilles de catappa pour biofilm et tanins doux qui acidifient légèrement et apportent un substrat bactérien favorable ; un booster microbien type Bacter AE référence en biofilm pour Caridina premium à doser au quart de la mesure fabricant pour fry et phases post-mue ; un apport protéiné maximum une fois par semaine via sticks Caridina ou granulés végétaux à fraction protéique modérée [12]. À éviter strictement : surnourrissage, protéines crues mammifères, granulés Neocaridina à fraction protéique élevée qui accélèrent la mue et augmentent les ratés [11].

Reproduction et stabilisation de la lignée Galaxy Pinto

Les œufs de Caridina Galaxy Pinto incubent 25 à 35 jours selon la température. La femelle relâche 20 à 30 juvéniles entièrement formés et autonomes dès l’éclosion. Ce développement direct, sans phase larvaire planctonique, simplifie nettement l’élevage par rapport à Caridina multidentata (Amano) dont les larves zoé exigent une phase saumâtre.

Identifier mâles et femelles

La femelle est plus grande, abdomen large pour porter les œufs, avec une selle ovarienne (saddle) jaune-orange visible juste sous la carapace avant la ponte. Le mâle est plus fin, abdomen droit, sans selle. La différenciation devient nette à partir de la quatrième mue, soit environ 3 mois après l’éclosion en paramètres optimaux [12].

Cycle de reproduction et conditions favorables

La femelle ovigère porte les œufs sous l’abdomen entre 25 et 35 jours selon la température (plus longtemps en bas de fourchette 20 °C, plus court vers 22 °C). Conditions favorables : pH 5.9-6.1, TDS 100-120 ppm (155-185 µS/cm), température stable à 21-22 °C, bac mature avec biofilm dense, absence de stress thermique ou de variation de TDS supérieure à 10 ppm sur 24 heures. Tropea et collaborateurs ont documenté ces principes sur Neocaridina, espèce plus robuste, avec des seuils transposables à Caridina cantonensis avec une marge de tolérance réduite [1].

Femelle Caridina Galaxy Pinto grainée portant ses oeufs sous l'abdomen en aquarium

Juvéniles et stabilisation F2-F3

Les juvéniles broutent biofilm et microfilm dès l’éclosion, sans nourrissage actif nécessaire pendant les 7 à 10 premiers jours. Pour stabiliser une lignée Caridina Galaxy Pinto, le tri sélectif rigoureux est indispensable. F1 désigne les parents importés, F2 la première génération produite en bac, F3 la deuxième. La fixation visible des spots des joues caractéristiques apparaît typiquement à partir de F3 si la sélection retire systématiquement les individus dégradés (pattern incomplet, couleur faible, absence de spots cheek). Le culling à F2 évite la propagation des allèles régressifs vers Tiger ou Taiwan Bee parentaux [10].

Appui scientifique : Chow et al. 2022 et l’hybridation Caridina

L’étude de Chow et collaborateurs publiée en 2022 dans Marine and Freshwater Research apporte un appui scientifique direct au mécanisme génétique exploité par les éleveurs. Les auteurs ont démontré que Caridina logemanni (les Bee shrimp réelles selon Klotz et Von Rintelen 2014 [3]) s’hybride naturellement avec un congénère répandu dans les ruisseaux de Hong Kong [5]. La sélection captive des morphes Galaxy Pinto, Stardust ou Boa n’est donc pas une artificialité, mais le prolongement contrôlé d’un mécanisme évolutif observé en nature. Pour approfondir le cycle physiologique sous-jacent, le guide dédié pour comprendre le cycle de la mue chez les crevettes détaille les phases et leur gestion.

Grading Galaxy Pinto : Standard, A, S, SS, SSS

Le grading Caridina Galaxy Pinto s’effectue selon cinq critères visuels : densité des spots sur les joues, qualité du pattern dorsal (zebra, fishbone, cape), présence de spider legs (pattes blanches striées), densité des spots sur le corps, et pourcentage de couverture blanche totale. La hiérarchie va de Standard (entrée de gamme) à SSS (competition top). Le tableau ci-dessous synthétise les critères et la rareté observée sur le marché français en 2026, dimension absente des sources EN.

Critères de grading visuels Galaxy Pinto par grade et rareté sur le marché français 2026
Grade Cheek spots Pattern dorsal Couverture blanc % Spider legs Rareté FR 2026
Standard Présents, minimaux Variable ou dégradé Moins de 50 % Absentes ou rares Très commun
A Nets sur les joues Zebra ou skunk 50 à 65 % Optionnelles Commun
S Denses joues et tête Fishbone ou cape jeune 65 à 75 % Visibles Modéré
SS Spots joues + faciaux Cape dorsale ou fishbone défini 75 à 85 % Présentes nettes Rare
SSS Maximum spots et couverture Cape épaisse fusionnée à la tête 85 à 95 % Pleines obligatoires Très rare, importation principalement

Les sources RareShrimp et MADSHRIMP utilisent une nomenclature interne G0 à G3 ou Premium-Top, transposable à la grille Standard-SSS [10][11]. Le critère discriminant principal entre S et SS reste la densité des spots faciaux et l’épaisseur du pattern dorsal. Le passage SS vers SSS exige une couverture blanche supérieure à 85 %, une cape dorsale fusionnée avec les spots de tête, et des spider legs pleines sur les 5 paires de pattes. Acheter SSS implique de connaître la lignée parentale, car les juvéniles de SSS ne sont pas garantis SSS : la stabilisation F3 reste un travail de tri à chaque génération.

Prix marché France 2026 et fourchettes par grade

Le marché français Galaxy Pinto en 2026 s’organise par fourchettes de prix qui dépendent du grade morphologique, de la lignée parentale (German Pinto vs Taiwan Pinto) et de la disponibilité saisonnière. Les fourchettes ci-dessous reflètent les observations consensus sur la place de marché française pour des Caridina Galaxy Pinto en élevage local ou import. Les SSS competition se situent en haut de fourchette et nécessitent souvent une commande directe auprès d’éleveurs spécialisés.

Fourchettes de prix Caridina Galaxy Pinto par grade sur le marché français 2026
Grade Fourchette prix unité (FR 2026) Lot starter typique
Standard 5 à 12 € 10 + 2 offertes, environ 80 €
A 12 à 20 € 10 individus, environ 150 €
S 20 à 30 € 6 individus, environ 150 €
SS 30 à 45 € Rare à l’unité, commande spécifique
SSS 45 à 70 € Importation, sur commande

Note méthodologique : Fourchettes observées sur le marché français 2026, hors frais de port, variant selon la lignée (German Pinto vs Taiwan Pinto) et la disponibilité saisonnière. Shrimp Délice ne commercialise pas de crevettes vivantes et ne recommande aucun vendeur en particulier.

Espèces compatibles dans un bac Galaxy Pinto

La règle générale est simple : mono-espèce pour préserver la lignée Galaxy Pinto pure. La cohabitation avec d’autres Caridina cantonensis (Crystal Red, Crystal Black, Tiger, autres morphes Pinto) est techniquement possible mais conduit à des hybridations indésirables qui dégradent la lignée en quelques générations. Neocaridina davidi est strictement à proscrire : leur tolérance physico-chimique diffère sensiblement, détails dans le guide Neocaridina vs Caridina. Cohabitation neutre possible : escargots Neritina, Clithon, Anentome helena (chasseurs de planaires) [12]. À éviter absolument : poissons (prédation juvéniles), écrevisses (prédation adultes).

FAQ : Galaxy Pinto, les questions des éleveurs

La fenêtre de pH pour Galaxy Pinto est 5.8 à 6.5, avec un optimum à 6.0-6.2. Au-delà de 6.5, l’équilibre ammoniaque NH4/NH3 bascule vers la fraction toxique. Sous 5.8, le bac devient instable et les bactéries nitrifiantes peinent à coloniser le substrat actif.

Pour la reproduction, vise un TDS de 100 à 120 ppm, soit 155 à 185 µS/cm avec un coefficient de conversion ×1.55. Cette plage légèrement basse vs adultes (100-130 ppm) limite le stress osmotique sur les œufs en développement et améliore le taux de survie des juvéniles à l’éclosion.

Le volume minimum absolu est de 30 L pour une petite colonie de démarrage, mais cette taille pardonne peu les erreurs. 45 à 60 L offre un confort réel avec un tampon biologique suffisant. Pour une stabilisation F2-F3 sérieuse avec séparation reproducteurs et juvéniles, 75 L et plus est recommandé.

Trois références dominent : Ebi Gold Shrimp Soil (gamme spécialisée Caridina disponible en France), Shrimp King Active Soil Dennerle (largement utilisé en hobby européen) et Akadama (terre japonaise calcinée, technique et économique). Tous trois acidifient et stabilisent le pH pendant 12 à 24 mois.

Les œufs incubent 25 à 35 jours sous l’abdomen de la femelle, selon la température (plus court à 22 °C, plus long à 20 °C). À l’éclosion, 20 à 30 juvéniles entièrement formés et autonomes émergent, sans phase larvaire planctonique. Ils broutent le biofilm dès J+0.

La stabilisation passe par trois leviers. Premier levier : tri sélectif rigoureux à chaque génération, retirer les individus dégradés (pattern incomplet, spots cheek absents, couleur faible). Deuxième levier : paramètres ultra-stables (TDS 100-120 ppm, pH 6.0-6.2, T° 21-22 °C, écart <10 ppm sur 24 h). Troisième levier : isolation mono-espèce pour empêcher tout croisement avec Tiger, Bee ou Crystal Red qui propagerait les allèles régressifs. La fixation visible des spots des joues apparaît typiquement à partir de F3.

Grade SSS désigne le top de la hiérarchie Galaxy Pinto : couverture blanche supérieure à 85 %, spots joues maximaux, cape dorsale épaisse fusionnée avec la tête, spider legs pleines sur les 5 paires de pattes. Très rare sur le marché français 2026, principalement par importation directe d’éleveurs taïwanais ou allemands référents.

Fourchette consensus France 2026 : 5 à 12 € la pièce pour Standard et A, 20 à 45 € pour S et SS, 45 à 70 € pour SSS competition. Les lots starter offrent typiquement 20 à 40 % d’économie vs unité. Élevage local recommandé pour limiter les pertes en acclimatation.

Sources et références scientifiques

Cet article s’appuie sur sept sources peer-reviewed couvrant la taxonomie, la génétique des populations et la biologie reproductive de Caridina cantonensis et des espèces sous-jacentes, complétées par sept sources d’éleveurs internationaux reconnus pour les observations terrain sur le morphotype Galaxy Pinto. Aucune publication peer-reviewed ne documente directement Galaxy Pinto, qui est un morphe hobbyiste de sélection privée. La hiérarchisation visuelle ci-dessous reflète le niveau de preuve.

Sources peer-reviewed scientifiques

  1. Tropea C., Stumpf L., López Greco L.S. (2015). Effect of Temperature on Biochemical Composition, Growth and Reproduction of the Ornamental Red Cherry Shrimp Neocaridina heteropoda heteropoda. PLoS ONE 10(3): e0119468. Open Access. Tropea 2015 – reproduction Neocaridina et température
  2. Von Rintelen K., Cai Y. (2009). Radiation of endemic species flocks in ancient lakes: systematic revision of the freshwater shrimp Caridina from the ancient lakes of Sulawesi, Indonesia. Raffles Bulletin of Zoology 57(2): 343-452. PDF Open Access. Von Rintelen et Cai 2009 – Caridina endémiques Sulawesi

    Note : citation pour clarifier que Galaxy Pinto n’a aucun lien taxonomique avec les Caridina endémiques de Sulawesi (Matano, Towuti), distinction qui est régulièrement confondue.

  3. Klotz W., Von Rintelen T. (2014). To « bee » or not to be – on some ornamental shrimp from Guangdong Province, Southern China and Hong Kong SAR, with descriptions of three new species. Zootaxa 3889(2): 151-184. Paywall éditeur, abstract ouvert. Klotz et Von Rintelen 2014 – description Caridina logemanni et Caridina mariae

    Note : cette publication décrit officiellement les espèces sous-jacentes aux bee et tiger shrimp ornementaux. La dénomination commerciale Caridina cantonensis recouvre donc plusieurs espèces biologiques distinctes. Version manuscrit disponible sur demande via ResearchGate.

  4. Tsang L.M., Tsoi K.H., Chan S.K.F., Chan B.K.K., Chu K.H. (2017). Strong genetic differentiation among populations of the freshwater shrimp Caridina cantonensis in Hong Kong: implications for conservation of freshwater fauna in urban areas. Marine and Freshwater Research 68(1): 187-194. Paywall CSIRO. Tsang 2017 – génétique populations Caridina cantonensis Hong Kong

    Note : version full-text uploadée par les auteurs sur ResearchGate.

  5. Chow L.H., Tsang L.M., Chu K.H. & Ma K.Y. (2022). Genetic assessment of the rare freshwater shrimp Caridina logemanni endemic to Hong Kong and its hybridisation with a widespread congener. Marine and Freshwater Research 73(4): 491-502. Paywall CSIRO. Chow et al. 2022 – hybridation naturelle Caridina logemanni

    Note : appui scientifique direct au mécanisme génétique d’hybridation exploité par la sélection en captivité pour produire Galaxy Pinto et morphes apparentés. Version manuscrit disponible sur demande via ResearchGate.

  6. De Grave S., Fransen C.H.J.M. (2011). Carideorum catalogus: the recent species of the dendrobranchiate, stenopodidean, procarididean and caridean shrimps (Crustacea: Decapoda). Zoologische Mededelingen 85(9): 195-589. PDF Open Access via Naturalis Biodiversity Center.
  7. Yam R.S.W., Dudgeon D. (2005). Genetic differentiation of Caridina cantonensis (Decapoda: Atyidae) in Hong Kong streams. Journal of the North American Benthological Society 24(4): 845-857. Paywall BioOne / University of Chicago Press. Yam et Dudgeon 2005 – divergence génétique Hong Kong streams

    Note : abstract ouvert via BioOne, full text accessible uniquement par abonnement institutionnel.

Sources complémentaires : éleveurs internationaux reconnus

Les sources ci-dessous correspondent à des retours d’expérience d’éleveurs et observateurs internationaux non marchands (États-Unis principalement). Elles ne sont pas peer-reviewed mais représentent le consensus international hobby Caridina premium 2020-2026. Convergence entre plusieurs sources = signal fort ; divergence = précision explicite. Ces sources complètent les peer-reviewed sans s’y substituer pour les affirmations factuelles relatives à Galaxy Pinto.

  1. RareShrimp.com – généalogie German Pinto Astrid Webber 2011 et Taiwan Pinto 2012, paramètres et grading
  2. MADSHRIMP – origine du nom Galaxy, différenciation Stardust et Boa, pyramide morphes
  3. Shrimpy Business – croisement parental Tiger x Taiwan Bee, paramètres et tank size
  4. Buce Plant – paramètres et référence prix Red Galaxy Pinto

Sources consultées et vérifiées le 29 mai 2026.